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Halloween
Une festivité celte remise au goût du jour.

par Simmu

Depuis quelques années, une nouvelle fête tente à s'imposer dans nos calendriers. Halloween, veille de la Toussaint, commence en effet à être célébrée un peu partout en Europe. Invasion de la culture américaine, diront certains. S'il est vrai que l'on doit les différents attributs de cette fête aux américains, les origines de Halloween sont pourtant bel et bien européennes. Pourquoi cette fête réapparaît-elle soudain en force ? Les raisons pourraient être multiples, mais je crois que l'on peut notamment souligner qu'en cette fin de siècle où règne l'argent, le rationalisme et l'individualisme, nous avons sans doute abondamment besoin de restaurer des rituels pour nous divertir, nous faire rêver et nous réunir. Que la société de consommation en tire profit et que Halloween, tout comme Noël, soit une occasion de plus pour vider nos portefeuilles n'est malheureusement pas non plus un facteur a négligé, cependant, si cette fête, où les enfants côtoient et s'amusent avec les monstres qui peuplent leurs cauchemars, a tant de facilité à s'imposer, c'est qu'elle réveille avant tout quelques délicieux échos en nous.
 
Il est d'ailleurs amusant de constater que l'adoption de cette fête suit un regain d'intérêt, qui est alimenté dans nos pays francophones depuis quelques années, pour le Fantastique/Horreur, la Fantasy et la S.F. (à noter qu'à la différence de la culture anglophone, ce que nous appelons les paralittératures a pris et prend encore beaucoup de temps pour être accepté comme genre littéraire reconnu et exploitable. Il en va de même pour le cinéma fantastique dont la production en France est quasi nulle).
 
En contrepartie, les rituels de la Toussaint sont en plein déclin. Il faut bien dire que résumer cette célébration des saints (confondue aujourd'hui avec la célébration des morts qui a lieu le 2 novembre) à un unique pèlerinage quelque peu forcé sur la tombe de nos défunts, dans nos cimetières aseptisés, pour y placer quelques fleurs en plastique (qui durent bien plus longtemps et demandent donc moins d'entretien que les vraies fleurs) n'a plus beaucoup de sens. Bien sûr, Halloween est loin de rétablir la relation, rendue tabou, avec la mort, mais en revanche, pour exorciser nos peurs ne faut-il pas les apprivoiser ? Et une des meilleures armes pour éloigner nos démons n'est-elle pas le rire ? Les contes, dont le caractère initiatique n'est plus à démontrer, ont pour but non pas seulement de faire rêver nos enfants, mais de les confronter à leurs angoisses et de les combattre, tel le preux chevalier face au terrible dragon. La littérature de jeunesse dans la lignée des &laqno; Chair de poule » qui se multiplient depuis quelques années suivent ce même objectif. Comment les enfants ne pourraient-ils pas adorer une fête où ils peuvent se faire peur et en rire ? Et nous, adultes, qui cachons encore en nous une âme d'enfant, comment n'aurions-nous pas envie de jouer au même jeu ?
Mais pour mieux comprendre ce qui nous rattache aussi naturellement au sens de cette fête, il est peut-être intéressant d'en analyser les origines.
 
De la fête de Samain à Halloween
 
Si l'on veut aborder la genèse de cette fête, il faut remonter dans le temps, bien avant le christianisme, et s'intéresser à la culture des Celtes (Xème au IIIème avant J.-C.). Pour ces derniers, le 1er novembre (si l'on s'en réfère à notre calendrier grégorien) correspondait à la fête de Samain et marquait la fin de l'été (contrebalançant la célébration de Beltain qui marquait son début, six mois plus tôt) et le nouvel an celtique. Jour hors du temps, Samhain était comme une brèche entre le monde des vivants et l'au-delà. C'était le moment idéal pour entrer en contact avec les ancêtres, qui vivaient désormais dans le monde des esprits, afin de bénéficier de leurs conseils et prévoir des événements à venir. La relation entre les vivants et les morts ne se faisait pas dans la crainte, au contraire. Durant la fête de Samain, les gens laissaient leurs portes et fenêtres ouvertes pour que les défunts rentrent librement chez eux. Des repas leur étaient également offerts. C'était aussi une fête du feu, symbole de la chaleur et de la lumière du soleil qui s'apprêtait à disparaître durant les rudes journées d'hiver. Samhain marquait également la fin des récoltes d'automne, le retour du bétail dans les étables et l'abatage de quelques bêtes pour les provisions d'hiver et donnait donc lieu à des festivités qui réunissaient familles et voisins.
 
Cette croyance au retour des morts à l'entrée de l'hiver n'appartient cependant pas uniquement à la culture celte. On retrouve un peu partout en Europe des rituels et des superstitions liées aux âmes des défunts qui, durant la période de la Toussaint, étaient si nombreux que l'on ne pouvait pas &laqno; mettre un pied devant l'autre sans marcher dessus, tant leurs rangs sont pressés ». Lorsque les ténèbres et la mort devinrent synonymes de crainte, les démons s'ajoutèrent à ces défunts. Aussi, pour éloigner ces indésirables, le feu joua alors son rôle de veilleur : torches et bougies illuminèrent les maisons.
 
Si le festival de Samain était célébré dans les régions où s'étaient établis les Celtes (Irlande, Grande-Bretagne, Bretagne, etc.) et qu'aujourd'hui encore, ces régions ont conservé la fête de Samain dans leur folklore (sous le nom d'Halloween), l'importation de cette fête Outre-Atlantique s'est produite bien des siècles plus tard durant la période de l'immigration massive, notamment des irlandais, vers les Etats-Unis. Comme ce fut le cas pour Noël, le melting-pot des cultures, croyances et rituels qu'apportèrent ces immigrés ont sensiblement modifié et enrichi le festival de Samain pour, finalement, faire place à la veillée de la Toussaint, All Hallows eve, Halloween. On note cependant que la plupart des nouveaux attributs de la fête de Halloween proviennent du folklore irlandais. Ainsi certains rattachent l'utilisation de la citrouille-lanterne à l'histoire de Jack qui fit preuve de ruse pour que le Diable n'emporte pas son âme. Il trompa ainsi le Démon et l'obligea a lui accorder encore quelques années d'existence, des années durant lesquelles il tenta, tant bien que mal, de racheter les pêchés d'une vie qui n'en avait pas manqués. Mais lorsque la mort finit par l'emporter et que Jack se présenta aux portes du Paradis, il ne fut bien sûr pas autorisé à y rentrer. Il s'en alla alors frapper aux portes de l'Enfer, mais le Diable n'ayant pas oublié les mauvais tours que Jack lui avait joués ne l'accepta pas non plus dans son domaine. L'âme de Jack fut donc condamnée à errer dans les limbes avec pour seule guide un morceau de charbon incandescent enfermé dans un navet. Ainsi naquit Jack à la lanterne. Si aujourd'hui le navet a été abandonné au profit de la citrouille, c'est sans doute parce que ces cucurbitacées étaient plus répandues
Outre-Atlantique et étaient un excellent substitut du navet.
Quand à la tradition du &laqno; trick or treat » (un mauvais tour ou une sucrerie), ses origines semblent nombreuses. Certains l'attribuent à une confusion avec une autre fête durant laquelle les enfants jouaient des tours à leurs voisins, d'autres font le rapport avec les offrandes faites en échange de la protection de leur foyer.
 
Quoiqu'il en soit, on retrouve malgré tout l'esprit de la fête de Samain, puisque durant une seule nuit sur l'année, le monde des vivants côtoient un Autre Monde, que les fruits de l'automne (cucurbitacées, pommes, noisettes,) font partie des symboles de la fête et que le feu, source d'énergie du soleil mourant, est présent sur toutes les bougies allumées (il serait d'ailleurs amusant de noter les ressemblances flagrantes avec Noël, qui fut également une fête du feu, au point de retrouver, probablement, des origines similaires).
 
Malgré les ténèbres, les monstres envahissants les rues et les mauvais tours, Halloween n'est pas une célébration du mal, loin de là. Alors, vampires et loups-garous, préparez-vous à faire la fête ! Et Joyeux Halloween !